Ouaga

Bonjour, je m’appelle Ouaga, je suis un petit chaton qui a été sauvé alors que je n’avais que 8 jours.

Ma maman humaine rentrait du travail ce matin là quand, à peine sortie de la voiture, elle m’a entendu. Mon miaulement l’a tout de suite inquiétée, et elle est partie à ma recherche. Mais cela n’a pas été facile car j’étais caché sur la terrasse inaccessible d’un bâtiment abandonné. Un immense mur nous séparait, mais elle était bien résolue à remuer ciel et terre pour me retrouver et ce malgré la fatigue !  Après de nombreuses recherches, à 8 heures, elle a décidé d’appeler une clinique vétérinaire. Peut-être qu’eux avaient une solution… ? Désespérée, ma maman expliqua à l’assistante vétérinaire la situation en précisant qu’elle n’osait pas appeler les pompiers, parce que, disons le franchement, elle avait peur de se faire envoyer balader ! Mais au bout du fil la dame lui expliqua qu’il n’y avait qu’eux qui pourraient me sortir de là et qu’elle devait les appeler de leur part. Après avoir raccroché elle prit son courage à deux mains et composa le 18. Elle raconta ma situation en précisant bien qu’elle n’avait aucune possibilité de me récupérer par ses propres moyens, qu’elle sauterait le grand mur qui nous séparait si personne ne venait l’aider et  le pompier envoya une équipe pour me secourir. Après 15 minutes à attendre sous la pluie, l’escouade arriva. Il leur aura quand même fallu une échelle de 5 mètres et une autre de 3 mètres pour me récupérer! Lorsque le pompier me trouva j’étais une petite crevette pas plus grande que la paume de sa main. Ma maman succomba tout de suite à mon charme ! Le pompier me donna à elle, elle n’emmitoufla dans sa veste, remercia les deux hommes et partit vite à la maison, me sécher et me réchauffer.

 

En me voyant, si petit, ma maman ne savait pas quoi faire de moi. J’avais faim ! Je n’arrêtais pas de miauler,  toutes ses tentatives pour me nourrir étaient un échec. Heureusement l’association « Chats des rues 63 » la rappela. Une “nounou” avait tout ce qu’il fallait chez elle et ma maman se dépêcha de m’y emmener car elle craignait pour moi. Arrivés sur place la nounou prit les choses en main. Une fois le ventre plein elles m’emmenèrent chez une vétérinaire qui m’ausculta. J’étais en bonne santé. J’avais 8/10 jours. Après ses bonnes nouvelles, maman a convenu avec nounou de me laisser chez elle le temps de je grandisse encore un peu. Car j’étais vraiment petit et demandais beaucoup d’attentions, mais maman viendra me voir le plus souvent possible . Un mois et demi sont passés, je suis enfin rentré à la maison ! Je ne suis pas resté longtemps caché sous le canapé, j’ai rapidement pris mes marques et est vite trouvé les bras de mon papa. Je suis un vrai concentré d’amour à 4 pattes. Et maintenant, la maison serait bien vide sans moi et toutes mes frasques.

 

Hélas, horrible nouvelle : Ouaga, après 8 jours avec sa maman, est tombé malade, plus de 40° de fièvre, des douleurs dans les articulations qui gonflent, il a passé le week end chez le vétérinaire d’urgence. Diagnostic incertain, sous antibiotiques la fièvre est tombé mais ses articulations sont toujours enflées, il a mal. Il est revenu chez sa nounou qui habite près de la véto et peut la lui amener tous les jours.