Plus belle la vie (16ème épisode)

Décidément, le mauvais sort s’acharne sur la pauvre Tyi.

Ne voilà-t-il pas qu’un soir au « village », alors que je préparais la pâtée et que toute la troupe frétillait autour de moi en poussant de petits miaulements d’impatience, l’élégante Néfertiti bondit sur Tyi et se métamorphose en furie. A mon cri, la bagarre cesse. Je dépose le plat collectif et 5 chats se précipitent autour de la « table ». Mais Tyi n’ose approcher et quand je l’invite à le faire, Nef lui jette des regards menaçants. Tyi finit par se réfugier dans sa « maison » où je lui sers son repas à part en me disant que « ça ira mieux demain ».

Mais ni le lendemain, ni les jours suivants n’est apparu le moindre signe de réconciliation. Dès qu’elle aperçoit Nef, Tyi se détourne de sa trajectoire, alors qu’elle reste très câline avec Bastet et Mamie.
L’emménagement à « La Samaritaine » approche.
De nouveaux abris ont été aménagés dans des caisses à pommes trouvées sur place (puisque je vous dis qu’on trouve tout à La Samaritaine !) nettoyées, restaurées, capitonnées de moquette et déposées dans des cartons que le hasard a faits à leur exacte dimension. Il faudra bien tout cela pour s’isoler du froid cet hiver, car la porte donnant sur l’extérieur devra rester entrouverte jour et nuit. Pas question d’emprisonner des chats libres !
Cela a permis de récupérer une partie des anciens abris conçus pour l’extérieur, lesquels seront bienvenus sur d’autres sites, car les besoins ne cessent de s’accroître.
Les futurs locataires suivent les travaux avec une attention de plus en plus vive. Dès qu’une nouvelle caisse arrive, il faut l’essayer. Alors je ne vous raconte pas comme on s’amuse une fois que certaines ont été empilées en quinconce, ne laissant qu’un petit passage pour se glisser à l’intérieur. « T’as vu ? Semblent me dire Mamie et Bastet en sortant la tête en même temps, on y tient même à deux ! »
Le déménagement du « village » a suscité quelque inquiétude, vite calmée par une double ration de pâtée servie dans les nouveaux locaux et le lendemain matin les corps qui s’étirent en sortant du lit à mon arrivée me font comprendre que la nuit a été bonne.

(A suivre)