Plus belle la vie à quatre pattes – Episode 13

Début septembre, je dois m’absenter une semaine. Une voisine assure l’intérim.

A mon retour, à l’heure où bêtes et gens font la sieste, je m’avance discrètement dans le chemin qui conduit au «  village ».Bastet était de faction. Dès qu’elle me reconnaît, elle se précipite à ma rencontre, fait des cabrioles dans tous les sens, va prévenir les autres, revient se frotter dans mes jambes, repart et ce, jusqu’à ce que toutes soient là. Quelle fête ! Je fais la distribution de bonbons. Mamy me montre que la ficelle et son bouchon sont toujours là, attachés à la branche. J’ai compris.

Elles font cercle autour de moi et attendent les yeux brillants que ce soit leur tour d’attraper le bouchon. Je suis le dompteur au milieu de ses fauves, à cette nuance près qu’il n’y a ni cage, ni barreaux, ni fouet. Rien que du plaisir à jouer ensemble.

Oh ! Mais c’est Tiy qui joue aussi ? Non, elle est sur le toit de sa maison, toujours imperturbable. Mais alors ?? Mistigris !!  Lui dont je n’avais depuis 2 mois aperçu que le derrière, il est là, se précipite sur le bouchon, pataud, maladroit, se cache un instant, réapparaît. Le soir-même, il est présent « à table ».

Deux jours plus tard, je le caresse, il en redemande et, toutes ses inhibitions envolées, se montre d’une agilité sans pareille au jeu du bouchon : il exécute des roulés-boulés qui feraient pâlir d’envie les meilleurs goals. Seul mâle au milieu de toutes ces filles, il faut bien impressionner la galerie.

Quelle métamorphose ! Que se sont-ils raconté en mon absence ? Après cela qui pourrait encore douter des facultés de communication de nos félins, et des animaux en général ?

Très vite, Mistigris s’avère être un chat extrêmement caressant, au point que je le surnomme « Gros Bébé Câlin ». Ca a l’air de lui plaire. Par contre, il est terrorisé si je tente de le soulever. Attendons…